Un déporté homosexuel recoit la légion d’honneur


Hier, un déporté homosexuel de 97 ans a été fait chevalier de la Légion d’honneur dans un collège des Haut-de-Seine. C’est une première. Rudolf Brazda, un français d’origine tchèque a reçu ses insignes devant des élèves de troisième, apparement très émus.

Né en 1913 dans une famille tchèque germanophone en Allemagne, Rudolf prend conscience de son homosexualité comme « une disposition naturelle qu’il accepte comme telle, conscient d’avoir eu la chance d’avoir toujours eu un compagnon à ses côtés ».

En 1937, il est condamné à six mois de prison pour « débauche entre hommes », et est expulsé vers la Tchécoslovaquie. Après l’annexion de la Tchécoslovaquie germanophone par Hitler, il est une nouvelle fois condamné pour les mêmes raisons, cette fois à 14 mois de prison.
Rudolf, considéré comme un récidiviste, est déporté au camp de concentration de Buchenwald. Il y survit à 32 mois grâce à un kapo communiste avec qui il s’est lié d’amitié et à « un peu plus de chance que les autres ».

Selon les estimations entre 10 000 et 15 000 personnes ont été déporté en raison de leur orentation sexuelle car les nazis considéraient l’homosexualité comme un danger social dangereux pour la perpétuation de l’espèce.

Rodolf est sans doute l’un des derniers survivants des victimes des triangles roses.

Jean-Luc Roméro était présent à la cérémonie rappellant qu’il est inacceptable que des élus de la République tiennent encore des propos homophobes. Cette pique était sans doute dirigée vers Christian Vanneste, avec qui Roméro est en conflit depuis longtemps.


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