Le droit à la PMA pour tous les couples rejeté une nouvelle fois à l’Assemblée

En France, la Procréation Médicalement Assistée (PMA), contrôlée par la loi de bioéthique du 6 août 2004, n’est accessible quepour les couples mariés ou les couples hétérosexuels pouvant justifier d’au moins de 2 ans devie commune.

Le 7 avril 2011, le sénat se déclarait favorable à l’élargissement de la procréationmédicalement assistée pour tous les couples, incluant de facto les couples lesbiens. Cetamendement, déposé par le PS et les verts avait pour objectif de réduire le nombre de « bébésThalys », ces enfants conçus par insémination artificielle en Belgique ou aux Pays-Bas par descouples de femmes, afin de contourner l’interdiction légale française.

Mais, Mercredi 25 mai 2011, le gouvernement, lors de la seconde lecture à l’assembléenationale du projet de loi de bioéthique, n’a pas hésité à monter au front pour faire barrage àla proposition en opposant l’« infertilité médicale » à l’« infertilité sociale ». Ces argumentsne sont évidement qu’hypocrisie dans la mesure où les techniques d’assistance à procréationpallient à une stérilité qui, médicalement, n’est pas toujours expliquée. Si l’infertilité médicalen’est pas le seul critère d’accès, comment justifier alors l’interdiction dont sont victimes les couples de femmes ?

C’est une nouvelle déception qu’il faut affronter pour toutes les personnes qui avaient espéré,en avril dernier, voir reculer progressivement les discriminions pesant sur les personnesLGBT et leurs familles.Selon l’Association des Parents Gays et Lesbiens, 250 000 enfants vivent aujourd’hui avec aumoins un des deux parents homosexuel. A quand la reconnaissance de cette réalité sociale ?

Si la France est si fière du deuxième terme de la devise de la République, l’égalité, à quandson entrée en vigueur….


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