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Le blog de l'actualité gay
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16/02/12
D’après l’association Les « Oublié(e)s » de la Mémoire, Christian Vanneste, député du Nord, bafoue dans une vidéo la mémoire des personnes déportées pour homosexualité.
Selon l’association, une douzaine de natifs d’Alsace ou de Moselle ont été envoyés en camp de concentration pour homosexualité, 6 autres originaires de Paris et d’autres villes ont été déportés, officiellement assimilés à des « Triangles rouges » (raison politique), et plus de 30 Français ont été emprisonnés ou condamnés par le régime nazi, mais ils ont pu être assimilés à des prisonniers politiques. On dénombre aussi des cas de déportés pour homosexualité parmi les ressortissants polonais, tchécoslovaques, soviétiques et norvégiens.
Dans la vidéo, le député a affirmé à propos de l’homoparentalité qu’il s’agit d’un « sujet extrêmement grave dont on ne mesure pas les conséquences ». Il a vivement critiqué le travail réalisé par les associations de défense des droits de l’homme, qui selon lui « prennent des vessies pour des lanternes ». Il a sous-entendu que les homosexuels seraient des pédophiles, car ils auraient « des attirances pour le jeune homme qu’ils ont été ». Le député controversé évoque aussi « la fameuse légende de la déportation des homosexuels » pendant la seconde guerre mondiale, et affirme, en parlant de la France, qu’il n’y a « pas eu de déportation pour homosexualité ailleurs qu’en Allemagne, à l’exception des 3 départements annexés ». Pour lui, l’homoparentalité « ferait perdre un enfant » et il va même jusqu’à parler de « théorie stupide ». Le mariage autorisé aux couples homosexuels serait une « aberration anthropologique », et il se met alors à évoquer l’inceste…
Suite à ces propos, l’UMP devrait l’exclure, et le FN a déjà indiqué qu’il ne veut pas.
16/02/12
L’APGL (Association des parents et futurs parents gays et lesbiens) a organisé un débat intitulé « Homoparentalités, enfants privés de droits, familles hors la loi ? ».
Des invités ont apporté leur témoignage et parlé des humiliations subies pour adopter un enfant.
Des spécialistes du droit, parmi lesquels une juge et un avocat ont apporté leur contribution au débat ; ils en ont profité pour dénoncer l’absurdité de la discrimination que subissent les homosexuels pour adopter.
De même, des représentants de 5 candidats à l’élection présidentielle ont débattu sur les questions de la filiation, d’adoption, de mariage, de la PMS (procréation médicalement assistée), de la gestation pour autrui et de la pluri-parentalité.
L’UMP a justifié les discriminations que subissent les homosexuels en évoquant l’intérêt de l’enfant, et a indiqué que ce parti politique ne souhaite pas faire évoluer la législation.
8/02/12

La cour d’appel fédérale de San Francisco a jugé que l’interdiction pour les homosexuels de se marier en Californie était anticonstitutionnelle.
Cette discrimination a brièvement cessé en Californie en 2008, mais la même année, des détracteurs sont parvenus à l’imposer à nouveau en soumettant une proposition législative homophobe.
Par ailleurs, cette discrimination a déjà été déclarée par la justice « contraire à la Constitution » en 2010, mais des ultra-conservateurs avaient fait un recours suspensif.
La cour d’appel a alors estimé le 7 février 2012 que les promoteurs du référendum ayant interdit le mariage homosexuel « ont ciblé une minorité et lui ont retiré un droit qu’elle possédait, sans raison légitime de le faire ». La cour a décidé qu’elle « abroge la proposition 8 sur ces bases ».
Les partisans de l’interdiction peuvent tout de même faire appel.
Le mariage homosexuel aux États-Unis est seulement autorisé dans le district fédéral de Washington et dans six États : New York, le Connecticut, le Massachusetts, l’Iowa, le New Hampshire et le Vermont, alors qu’il est légalisé en Argentine, au Canada, en Afrique du Sud, en Hollande, Espagne, Portugal, Islande, Belgique, Royaume-Uni, Irlande, Norvège et Suède.
6/02/12
Selon le professeur Zhang Beichuan de l’université de Qingdao, en raison des valeurs familiales, environ 90 % des gays chinois se marient.
Xiao Yao, rédactrice dans un magazine, a divorcé de son mari gay : « La plupart des femmes d’homos souffrent aux côtés d’un mari qui ne pourra jamais les aimer, et comme moi, certaines ont même été maltraitées » dénonce-t-elle.
Un gay, sous couvert d’anonymat, affirme qu’il ne veut pas se marier, mais qu’il le fera peut-être afin de ne pas peiner ses parents.
Les mentalités semblent tout de même évoluer dans le bon sens, même si la Chine ne respecte pas encore ses minorités.
6/02/12
Le 17 mai 2011, Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO, obtenait du ministère de l’intérieur la mise en place d’un vaste plan de lutte contre l’homophobie et la transphobie.
Deux mois plus tard, le Comité IDAHO a rencontré le directeur général de la police nationale, et le conseiller spécial du ministre de l’intérieur pour mettre en place le dispositif, qui comprend quatre volets :
Le ministère a alors répondu qu’un site web pour signaler des infractions commises sur internet existe déjà ; et il a promis de s’engager à respecter les trois autres propositions.
En février 2012, le ministère n’a toujours pas respecté ses promesses. Les militants des droits de l’homme sont baladés d’un bureau à l’autre, et le dossier n’avance pas, à l’exception de l’enquête de victimologie qui est actuellement en cours de conception.
Les victimes de diffamation, d’injure ou de provocation à la haine homophobe ne disposent que de 3 mois maximum pour déposer plainte, tandis que les victimes de ces même infractions, mais à caractère racial, bénéficient d’un délai d’un an.
Il n’est pas rare que des victimes d’homophobie ou de transphobie soient discriminées lors du dépôt de plainte.
Les agressions homophobes et transphobes sont fréquentes et parfois très graves, alors même que la transphobie n’existe pas en droit français.
Mais, malgré l’urgence de la situation, le ministère fait le choix de ne pas tenir ses promesses.
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